Les séances où je viens travailler vos chevaux, poneys ou ânes, que fais-je ?
Je parle de "coaching global" car m'investir auprès d'un animal ne revient pas uniquement à travailler à pied ou monté votre équidé. C'est tout naturel chez moi d'observer son environnement, son alimentation, son moral donc sa vie en troupeau ou pas, en somme l'écoute de ses besoins.
Beaucoup de facteurs entrent en jeu lorsqu'il s'agit de bien-être. Le vrai (pas le label "bien-être" FFE qui ne garantie en rien une qualité de vie optimale des équidés). Le vrai bien-être c'est un animal bien dans ses sabots, avec des humains autour de lui prêts à s'investir dans ses besoins essentiels propres à lui. A partir de là on peut esperer une bonne collaboration avec lui car s'il se sent bien il aura envie d'interagir. Cela vous rappelle peut-être des règles de management ?
M'occuper d'un cheval me prend en moyenne 2h. A vrai dire je ne regarde pas ma montre car je suis dans l'instant et à son écoute. Parfois il faut lui donner sa ration en plus, parfois ce sera une balade de début ou fin de séance, et des moments broutage !! Je cherche à devenir l'amie de l'animal.
Un cheval convalescent peut avoir besoin d'exercice. L'important étant de l'adapter à sa pathologie, ses besoins (recommandés par le vétérinaire) et son énergie.
A titre d'exemple, il y a Ruby, une superbe Welsh dont Elise m'a confié le travail depuis 2 mois. Elle s'occupe de sa jument et la monte tous les week-end et m'a demandé de la travailler 2 fois par semaine avec un objectif de désensibilisation sur les barres suite à différents traumatismes vécus auparavant. Elise a pris grand soin de sa jument en se faisant aider par des professionnelles lui permettant de réduire considérablement les troubles comportementaux que sa jument avait développés à cause de l'humain. Elise et Ruby venaient dans mes cours une fois par semaine donc je connaissais leurs points forts et leurs points faibles. Lorsque les séances ont commencé avec moi, je me suis rendue compte que la jument n'avait plus confiance en elle et manquait du coup d'impulsion. En plus du travail avec des barres, j'ai concentré mon travail sur ces deux points essentiels.
Aujourd'hui Ruby est plus confiante dans la carrière dont elle craignait pourtant toute une partie. J'ai incité sa cavalière à continuer leurs sorties extérieures hebdomadaires, permettant à la jument plus d'autonomie et de confiance en elle lorsqu'elle se retrouve en tête. Et dernièrement lors d'un cours de travail de barres au sol et cavalettis, la joie était grande pour Elise qui prenait plaisir à sauter avec Ruby, confiante et disposée.
Prendre le temps, écouter l'animal, apporte une relation saine. Il n'est pas question de forcer le cheval à faire ce qu'il ne veut pas mais à comprendre quelles sont ses capacités pour les mettre en valeur afin de vivre des moments uniques que tous les cavaliers ayant vécu un de ces états de grâce, comprennent.
"Le tact (définition) : C'est le génie de l'équitation, le "sentiment du cheval". C'est l'à-propos qui indique au cavalier la façon et le moment d'agir, l'intensité et la durée de son action. C'est lui qui fait réussir et tire d'embarras." Etienne Beudant - Extérieur et haute école